SAVOIE

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Type : Barque lémanique à voiles latines.

 

 

Gréement : les 2 mâts en 1 seule  partie ; voiles latines sur les 2 mâts ; ces voiles sont portées par de très longues antennes, qui dépassent largement les mâts lorsqu'elles sont verticales ; foc amuré sur un bout-dehors. Ce gréement est inspiré de celui des anciennes galères méditerranéennes. 


Matériaux : Coque et pont en bois  ; mâts en bois.
Date et lieu de lancement :  2000  à Thonon, en Haute-Savoie ; réplique d'un bateau portant le mêm nom, lancé à Thonon en 1896.
Autres noms  : aucun
Utilisation initiale : voilier de plaisance ; l'original était un bateau de transport
Dernière nationalité connue : française
Dernier port d'attache connu : Évian, en Haute-Savoie.
Dernière utilisation connue : voilier de promenade, éventuellement habitable.

Signification du nom : Savoie  :  la barque porte le nom de la région, ancienne province (duché),  dont elle est l'emblème naviguant, sur le lac Léman. 
Longueur hors-tout : 35  m
Longueur de la coque : 30 m
Longueur à la flottaison :  m 
Largeur maximale :  8,5 m
Tirant d'eau maximal : m
Tirant d'air :  25 m
Déplacement : 120 t.
Surface maxi de voilure : 390 m² 

État : récent,  régulièrement entretenu.

Avant : Incliné ; bout-dehors.

Arrière : tableau ; safran suspendu au tableau ; longue barre franche. 
 
 
Coque : noire.

Superstructures : aucune ; pont légèrement bombé, élargi par des passavants latéraux : les apoustis.
 
     Sur le lac Léman, une barque n'est pas forcément un petit canot ; d'ailleurs, il existe de grands navires de mer qu'on appelle trois-mâts barques, et même des quatre mâts barques. Ce mot ressemble à  barge ; d'ailleurs, les dimensions de barques lémaniques et leur usage les rapproche des barges anglaises de la Tamise, ou de celles qu'on rencontre sur les lacs intérieurs néerlandais.
     Construite en  bois et lancée en 2000, la Savoie a un pont presque plat, légèrement bombé dans l'axe ; l'avant est relevé. C'est une réplique de barge du début du vingtième siècle. L'original, lancé en 1896, était utilisé, comme toutes les barques, pour transporter les pierres, le sable, le gravier et le bois qui ont servi à l'édification des villes bordant le lac ; notamment Évian et Thonon en France. Ces matériaux provenaient de l'amont du lac : le delta du Rhône fournissaient les sables et graviers, et les pierres provenaient des carrières de Meillerie et des environs. Les pierres étaient transportées sur le pont, les pierres de taille formant un mur de chaque côté. Les apoustis, ces planches extérieures à la coque, étaient le seul moyen de passer de l'arrière à l'avant sur le bateau chargé. Sous le pont, la hauteur sous barrots est faible pour un bateau de cette taille mais suffit pour que l'espace, très vaste, soit habitable ; c'était autrefois le poste d'équipage.
      La Savoie est gérée et entretenue par l'association "Mémoire du Léman", à Évian. Elle peut embarquer 70 passagers en navigation au moteur et 40 lors des sorties à la voile. L'équipage, bénévole, comprend 1 patron, 1 bosco et 6 équipiers.
     Il existait aussi de nombreuses barques suisses, qui ravitaillaient Genève, Lausanne et bien d'autres villes. Les Suisses ont d'ailleurs conservé une barque presque aussi grande que la Savoie : la Neptune (coque de 27,3 m) ; elle vient d'être reconstruite (2004-2005) ; le chantier breton du Guip a beaucoup participé à cette restauration, comme à la construction de la Savoie. La Neptune est basée à Genève, non loin du célèbre jet d'eau.
     Une autre barque suisse, plus petite, est décrite dans une autre fiche de notre site internet : c'est la Vaudoise, qu'on a pu voir à Brest pour les fêtes de 2004.


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