VAUDOISE

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Type : Barque lémanique à voiles latines ("brick")












Gréement : les 2 mâts en 1 seule  partie ; voiles latines sur les 2 mâts ; ces voiles sont portées par de très longues antennes, qui dépassent largement les mâts lorsqu'elles sont verticales ;foc amuré sur un bout-dehors ; Ce gréement est inspiré de celui des anciennes galères méditerranéennes. 
Matériaux : Coque et pont en bois  ; mâts en bois.
Date et lieu de lancement :  1932  à Locum, en Meillerie (Haute-Savoie)
Autres noms  : Violette
Utilisation initiale : voilier  de transport
Dernière nationalité connue : suisse
Dernier port d'attache connu : Ouchy-Lausanne, dans le canton de Vaud.
Dernière utilisation connue : voilier de promenade habitable.
Signification du nom : Vaudoise  :  la barque porte le nom du canton de Vaud dont elle est l'emblème naviguant, sur le lac Léman. 
Longueur hors-tout : 22,8  m
Longueur de la coque : 17 m
Longueur à la flottaison :  m 
Largeur maximale :  7,9 m
Tirant d'eau maximal : m
Tirant d'air :   m
Déplacement : 30 t.
Surface maxi de voilure : 140 m² 

État : restauré,  régulièrement entretenu.
Avant : Incliné ; bout-dehors.

 

Arrière : tableau.
 

Coque : noire.

Superstructures : aucune ; pont légèrement bombé, élargi par des passavants latéraux : les apoustis.
 
     Sur le lac Léman, une barque n'est pas forcément un petit canot ; d'ailleurs, il existe de grands navires de mer qu'on appelle trois-mâts barques, et même des quatre mâts barques. Ce mot ressemble à  barge ; d'ailleurs, les dimensions de barques lémaniques et leur usage les rapproche des barges anglaises de la Tamise, ou de celles qu'on rencontre sur les lacs intérieurs néerlandais.
     Construite à Bret-Le Locum et lancée en 1932 sous le nom de Violette, la Vaudoise est la dernière barque de travail mise en service.  C'est une barque plus petite que la Savoie : sur le lac, on parle de brick, mais évidemment cela n'a rien à voir avec les bricks maritimes. Le bateau était utilisé, comme toutes les barques, pour transporter les pierres, le sable, le gravier et le bois qui ont servi à l'édification des villes bordant le lac ; notamment Évian et Thonon en France. Ces matériaux provenaient de l'amont du lac : le delta du Rhône fournissaient les sables et graviers, et les pierres provenaient des carrières de Meillerie et des environs. Les pierres étaient transportées sur le pont, les pierres de taille formant un mur de chaque côté. Les apoustis, ces planches extérieures à la coque, étaient le seul moyen de passer de l'arrière à l'avant sur le bateau chargé. Sous le pont, la hauteur sous barrots est faible pour un bateau de cette taille mais suffit pour que l'espace, très vaste, soit habitable ; c'était autrefois le poste d'équipage. Les bateliers qui faisaient naviguer les barques étaient appelés bacounis.

     La Violette a continué à transporter des matériaux jusqu'en 1948 ; elle  a alors été achetée par la confrérie des pirates d'Ouchy et rebaptisée la Vaudoise. Depuis, elle navigue sur le lac et est soigneusement entretenue. Cependant, à la fin des années 1970, seul l'aspect extérieur faisait illusion et la barque nécessitait de gros travaux. Ceux-ci ont eu lieu entre 1979 et 1982, après le classement du bateau comme monument historique. Un nouveau remplacement du pont a eu lieu en 1999.
     La Vaudoise navigue sur le lac Léman et participe à tous les évènements qui concernent les voiliers traditionnels sur le lac ; elle était notamment présente aux lancements de La Barque (1999 ; le premier bateau à voiles latines construit depuis 1932), de la Savoie (2000) et de l'Aurore (2000). Transportable (non sans difficultés !) par la route, elle a fait quelques escapades en dehors de son lac natal : sur le lac des quatre-cantons, en 1987, pour faire connaître les vins du lac Léman ; et, beaucoup plus loin, en 2004 : elle a alors fait connaissance  avec l'eau salée, en participant aux fêtes de Brest et de Douarnenez. Mais la Vaudoise n'a pas connu la houle du large : la rade de Brest n'est pas plus agitée que le Léman, du moins en été ; et, lors de la croisière de Brest à Douarnenez, la mer ressemblait à un lac.
     Des sorties où les passagers peuvent s'inscrire individuellement sont parfois organisées pendant la belle saison (8 balades en 2011).
    


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